Terminée la promenade de santé dans les Terres Intermédiaires. Avec son système de mort permanente et des sessions où la moindre erreur peut ruiner des heures de progression, Elden Ring Nightreign joue dans la cour des grands du tryhard pur et dur. Les 37 trophées du jeu ? Une chimère pour bien des joueurs.
L’art difficile du purple loot
Commençons par Set and Steadfast, le genre de succès qui réveille ta collectionnite aiguë mais avec une pointe de sadisme. L’objectif : équiper une pièce d’équipement de rareté violette dans chaque emplacement de ton inventaire.
Facile ? Spoiler : non.
Surtout quand tu lootes un meilleur objet deux secondes après. Du coup, tu te retrouves à trimballer des babioles violettes nulles juste pour l’avoir, ton petit succès. Et la meilleure strat ? Ramasser les objets violets abandonnés par tes potes. Pas classe, mais efficace. Du recyclage de loot bien OP.
Raids, RNG et sueurs froides

Quatre trophées te demandent de terminer des raids spécifiques : Fell Omen, Plague of Locusts, Typhoon et True Arbiter. Bah tiens. Le hic, c’est que ces raids ne sont même pas garantis d’apparaître dans un run. Le pur fruit du RNGesus. Résultat : tu peux te taper dix parties et ne jamais croiser Plague of Locusts, pendant que ton pote lance le jeu une fois et le chope direct. Press F.
Monte-là, ton niveau 15
Le succès Mastery demande d’atteindre le level 15, soit le max. Spoiler : ça ne se fera pas par accident. Les premiers niveaux ? OK, ça monte vite. Mais dès le niveau 10, t’es sur du farming hardcore. En solo, bon courage. En coop, c’est jouable, surtout si tu squattes les châteaux blindés d’XP et que chacun joue son rôle proprement. Claquer ce succès en une run, ça tient de l’exploit. Prévois plusieurs sessions et range ton envie de ragequit.
Un run avec chaque perso, qui veut ?
A Champion’s Path, c’est l’épreuve ultime pour les touche-à-tout. Il faut terminer une expédition complète avec chacun des huit persos jouables.
Pas juste les essayer, hein. Les finir. Et l’équipe n’offre pas que des champions simples à prendre en main. Revenant impose de gérer les invocs comme un chef d’orchestre du néant tandis que Executor repose sur la science de la parade millimétrée. Pas le droit de faire six runs avec ton main. Tu sors de ta zone de confort, ou tu restes bloqué à 92% de progression.
Le boss final du 100%
Nightlord Slayer n’a pas piqué son titre au hasard. Ce trophée demande de vaincre trois Nightlords différents, sans mourir entre les trois expéditions. Non seulement ces boss sont des sacs à PV dopés au mépris, mais le moindre faux pas te renvoie à la case départ. Tout ton grind, à la benne. Ta meilleure chance ? Monter un groupe solide de vrais mates, parce qu’avec des randoms, tu vas surtout stacker du sel. Le bon côté, c’est que tu peux optimiser et combiner ce succès avec Mastery ou A Champion’s Path si t’as l’endurance mentale pour le faire. Let’s go tryharders.
Au final, rafler les 37 trophées de Nightreign est un exploit réservé aux plus déterminés. Un vrai build 100% sueur, 0% confort. Mais qui a dit que le tryhard n’était pas un art ?


