The Blood of Dawnwalker, le prochain RPG des anciens de CD Projekt Red, promet d’être bien plus qu’un petit projet indé sympa. Ce nouvel univers vampirique esquissé par Rebel Wolves semble vouloir concurrencer les grosses productions du genre, tout en revendiquant une ambition narrative marquée. Attention, ce n’est peut-être pas juste un “petit RPG cool à l’ancienne”.
Un projet plus massif qu’il n’y paraît
Au départ, The Blood of Dawnwalker avait tout de l’outsider malin : une équipe réduite, des anciens de The Witcher 3 aux manettes et une promesse séduisante de “bac à sable narratif”. En gros, pas de carte ultra-chargée de points d’intérêt, pas de checklist de quêtes FedEx à faire en traînant les pieds, mais plutôt une expérience ouverte, centrée sur le choix, les conséquences et l’histoire personnelle du joueur.

Sauf que les dernières infos lâchées sur le compte Twitter officiel du jeu viennent clairement rebattre les cartes. Il est maintenant confirmé que le monde du jeu proposera des environnements variés comme des montagnes, des marécages, des forêts, des grottes… Du classique, mais toujours efficace. Et surtout, il y aura tout un tas de points d’intérêt :
- Sanctuaires
- Ruines
- Nids de monstres
- Trésors
- Camps de bandits
Autant dire que l’on glisse doucement mais sûrement vers un RPG à structure très open world à la Ubisoft.
Une campagne plus ramassée, mais pas un sprint non plus
Face à l’inquiétude de certains joueurs (à juste titre, on n’a pas tous 100 heures à poser comme un raid leader en vacances), les développeurs ont tenu à rassurer. Dans une interview accordée à GamesRadar+, ils affirment viser une durée de jeu pour la campagne principale de 30 à 40 heures. Ce qui, soyons honnêtes, est déjà très respectable. Reste le flou total sur ce que cette durée englobe vraiment. Seulement l’histoire principale ou aussi les contenus annexes ? Le doute est permis.
L’idée semble être de proposer une expérience narrative forte, à l’ancienne mais modernisée, où on ne passe pas 15 heures à faire la même quête de collecte traduite en dix langues. La promesse initiale d’un monde où chaque décision compte et chaque partie est unique semble encore tenir debout, mais les ajouts “classiques open world” pourraient bien brouiller un peu les cartes.
Une contrainte de temps à la Majora’s Mask
Et là, petite originalité qu’on n’avait pas vue venir : Coen, le protagoniste principal, n’a que 30 jours pour sauver sa famille de la potence. Le twist, c’est que le temps ne s’écoule que lorsqu’on entreprend des actions concrètes. On ne perd donc pas de jours entiers en explorant pépouze un marais à la recherche d’un anneau tout pourri.
Cette mécanique de temps limité pourrait donner un vrai rythme narratif au jeu et forcer le joueur à faire des choix stratégiques à la Fire Emblem ou Persona. Ce serait même un bon moyen d’éviter le piège du “open world où tu oublies l’histoire parce que tu passes trois semaines à chasser des loups niveau 2.
Vampires, magie rugueuse et Unreal Engine 5
Le ton du jeu se veut beaucoup plus sombre qu’un RPG fantasy classique. Fini les mages en robe qui récitent des incantations étoilées, ici tout sera plus brut, plus terre-à-terre. Un style visuel à la Bloodborne, boosté par l’Unreal Engine 5, sur PC, PlayStation et Xbox, sans date de sortie annoncée, comme une vraie bête de nuit qui aime se faire attendre.
Entre vampires raffinés façon seigneurs damnés et ambiance gothique bien poisseuse, The Blood of Dawnwalker pourrait clairement offrir une vibe unique, loin des standards lumineux de la high fantasy.
Les promesses sont solides, la direction artistique intrigue, le système narratif attire. Reste à savoir si Rebel Wolves saura dompter ses ambitions et éviter le piège du “open world qui te mange l’histoire à coups de collectibles et de camps de bandits random”. Croisons les doigts, sortons l’ail — et préparons les potions.


