Lancée par le YouTuber Ross Scott, l’initiative Stop Killing Games vient de franchir une étape symbolique avec le soutien d’un vice-président du Parlement européen. Nicolae Ștefănuță a déclaré publiquement qu’un jeu payé devrait rester accessible, et cette prise de position politique donne un sérieux boost à la pétition.
Un vice-président du Parlement européen entre dans la partie
Alors que la campagne Stop Killing Games a déjà fait trembler les serveurs d’authentification avec plus de 1,33 million de signatures, elle vient de looter un soutien de taille : Nicolae “Nicu” Ștefănuță, vice-président du Parlement européen, a pris la manette ce week-end pour défendre la cause.
Dans une story Instagram, le député roumain a lâché un message clair et net :
“Je me tiens aux côtés des personnes qui ont lancé cette initiative citoyenne. J’ai signé et je continuerai à les aider. Un jeu, une fois vendu, appartient au client, pas à l’entreprise.”
Autrement dit, no more ragequit à cause de serveurs fermés ou de jeux qui disparaissent de ta bibliothèque comme un voleur elfique niveau 100.
Même si Ștefănuță n’est pas le big boss final du Parlement européen (il est l’un des quatorze vice-présidents et pas nécessairement le plus influent), son soutien est un gros coup critique dans la bataille pour obtenir une législation protectrice des droits des joueurs.

Un marché du jeu vidéo à rééquilibrer
L’idée portée par Stop Killing Games est simple et puissante : si tu payes pour un jeu, tu dois pouvoir y accéder, point barre. Pas de respawn du business model tous les six mois, pas de “désolé nos serveurs ferment”, pas de studios qui tirent un câble réseau pour faire disparaître un jeu acheté comme un mob mal scripté.
Actuellement dans l’Union européenne, aucune loi ne dit clairement qu’un jeu acheté doit rester accessible indéfiniment. Et dans un monde toujours plus full-digital, les acheteurs se retrouvent trop souvent à jouer à la roulette russe des licences en ligne.
Avec une législation européenne, l’objectif serait d’encadrer une bonne fois pour toutes ces pratiques, et de forcer studios et éditeurs à respecter le loot promis.
Une pétition qui monte, qui monte…
À l’heure actuelle, la pétition en ligne cartonne : plus de 1,33 million de signatures au compteur. L’objectif des 1,4 million est à portée d’épée en diamant enchantée, avec une deadline fixée au 31 juillet. Autant dire que la présentation officielle devant le Parlement européen, prévue entre 2025 et 2026, semble de plus en plus probable.
Voici ce que demande concrètement l’initiative :
- Interdire aux éditeurs de retirer l’accès à un jeu acheté
- Garantir un accès permanent, même si les serveurs officiels ferment
- Protéger les droits des clients face aux décisions unilatérales des studios
Mais évidemment, ça ne plaît pas à tout le monde…
L’industrie sort les boucliers
Évidemment, les boss du secteur n’allaient pas laisser passer ça tranquille. Video Games Europe, un important groupe de lobbying représentant de nombreux éditeurs du continent, a dégainé un communiqué pour dire, en gros, que garantir un accès permanent nuirait au développement de nouveaux jeux.
Traduction du jargon corpo : “On préfère que les joueurs paient plusieurs fois pour le même contenu re-emballé plutôt que de leur garantir un vrai droit de propriété.”
Sans grande surprise, cette défense a été accueillie avec un bon gros scepticisme dans la communauté. Beaucoup y voient une manœuvre pour garder la main sur le loot financier, quitte à laisser les anciens joueurs sans support, sans serveur et sans possibilité de jouer à ce qu’ils ont pourtant acheté.
Une partie pas encore gagnée
Malgré le soutien politique et les millions de clics récoltés, la mission est loin d’être terminée. Aucun patch législatif n’a encore été validé, et le combat est maintenant engagé sur plusieurs fronts : au sein de l’Union européenne, dans les tribunaux médiatiques, et dans les cœurs des joueurs.
Si toi aussi t’en as marre de voir tes jeux disparaître comme un mauvais DLC, tu peux encore signer la pétition et aider à faire monter la pression comme une jauge d’ultime en fin de game. On vise 1,4 million d’invocateurs avant le 31 juillet. Allez, GG en avance.


