J’en peux plus des boulets de canon qui transforment mon navire en crêpe bretonne. Sea of Thieves, c’est fun, c’est joli, mais faut avouer un truc : je suis trop pauvre (et trop pacifiste) pour me faire couler toutes les dix minutes. PvP ? Très peu pour moi. Je veux juste planter mes patates tranquille sur mon rafiot paisible.
Pirate de canapé cherche aventure tranquille
Dans le monde merveilleux des jeux vidéo, chacun joue à sa façon. Il y a ceux qui aiment foncer dans le tas, torche à la main et grenades plein les poches. Puis il y a les rêveurs, les doux, les cultivateurs de pixel. Moi, je suis cette joueuse cozy qui préfère labourer un champ que sabrer un matelot. Mon kiff ? Cultiver des carottes en paix, flâner au marché virtuel et peut-être séduire un(e) villageois(e) pixelisé(e) si l’occasion se présente.
Mais parfois, par un élan de “allez, soyons fous”, je tente un truc hors de ma zone de confort. Dernière tentative en date : Sea of Thieves. Spoiler alert : c’était un naufrage total. Littéralement.
Ma conception de la piraterie était peut-être un peu trop influencée par les films Pirates des Caraïbes version mousse au chocolat. Moi, je voulais explorer tranquillement, hisser la grand-voile fièrement et peut-être chantonner des chansons de marins. Pas devenir la cible mobile de flibustiers surexcités assoiffés de loot.

À l’abordage (sauf si tu veux juste dire bonjour)
Je suis pas venue ici pour me battre contre tout le monde. J’avais zéro envie de couler des gens ou de leur piquer leur butin. Sérieusement, ils ont trimé pour ça, alors pourquoi leur ruiner la journée ? Je voulais juste une petite croisière coopérative, ambiance chill, avec éventuellement quelques bananes dans le caleçon.
Mais visiblement, Sea of Thieves, c’est pas Club Med version océan. Peu importe qu’on indique notre volonté de paix avec des gestuelles amicales, des feux d’artifice arc-en-ciel ou des appels désespérés dans le chat, les autres joueurs débarquent comme si on transportait le One Piece. Résultat : mon équipage s’est fait torpiller violemment pendant qu’on essayait de nourrir nos poules. Sympa.
Le PvP, ce n’est pas du contenu, c’est un cauchemar
Je m’en cache pas : je suis nullissime en PvP. Mais pire que ça, je le vis très mal. Quand j’ai le sentiment d’avoir zéro chance, que mes heures de récolte s’envolent dès qu’un mec en caleçon surgit de l’eau, c’est pas de la frustration saine. C’est juste du temps gâché et un moral au sous-sol profond.
C’est pareil que Dark Souls, ce jeu cruel que toute la planète trouve incroyable et qui, moi, me fait juste poser la manette et réfléchir à ma vie. Il n’y a pas d’euphorie à la victoire parce qu’il y a zéro plaisir pendant le combat. Et franchement, si je voulais me sentir impuissante et stressée, j’irais vider ma boîte mail pro.
Et on ne parle même pas du chat vocal toxique. Entre les insultes d’ados en sueur et les moqueries gratuites, même planter une graine dans Animal Crossing est plus intense émotionnellement.
Jouer, oui. Se faire humilier, non merci
Le problème dans les jeux en ligne PvP, c’est que t’auras toujours ce gars survolté, ou cette meuf, ou ce groupe de potes soudés comme une guilde orque, qui viendra ruiner ta partie juste pour le fun. Et même si t’essaies d’ignorer l’agression, de rester positif et calme, à force, ça use mentalement.
Je refuse que mon temps libre soit colonisé par cette toxicité constante. Alors j’ai fait comme tout bon joueur fatigué : j’ai reroll dans le chill game salvateur.
Place aux jeux comme Disney Dreamlight Valley ou Infinity Nikki. On y cueille des fleurs, on nourrit des chats costumés, et surtout, personne ne bombarde ta maison en criant “rekt”. C’est propre, mignon, c’est détente.
Le PvP dont je me contente aujourd’hui, c’est :
- Une partie de Mario Kart avec ma sœur (où je hurle comme un possédé en recevant une carapace bleue)
- Un combat de mots passif-agressifs sur Discord avec mon cousin au Monopoly Deal
- Et parfois, une baston familiale sur Smash Bros, toujours dans l’amour (et la mauvaise foi)
La seule chose que je dois encore gérer ? Empêcher mon père de tirer mon cochon apprivoisé avec un canon. Mais bon, c’est ça aussi, la vie de pirate domestique.


