Black Ops 7 n’est même pas encore sorti qu’il pourrait déjà écraser Battlefield 6. La raison ? Une armée de fans de Call of Duty prêts à cliquer sur « Acheter » les yeux fermés, chaque année, comme un rituel sacré du FPS. Même les performances impressionnantes de la bêta Battlefield ne suffiront peut-être pas à inverser la tendance.
Call of Duty gagne… même quand il perd
En termes de popularité, Call of Duty reste le roi incontesté du frag rapide et du multi nerveux. Même quand ses jeux sont moins bons (coucou Modern Warfare 3 en 2024) ils se vendent par palettes. Malgré un accueil globalement tiède, cet épisode a généré des revenus à faire pâlir bien des studios. Comme si chaque sortie était inévitablement un succès commercial, peu importe la qualité du contenu.
Ce phénomène n’a rien d’un hasard selon l’analyste Rhys Elliott d’Alinea Insight. Pour lui, l’habitude d’achat chez les joueurs de CoD est si forte qu’elle dépasse la logique classique du marché. En gros : peu importe les critiques, peu importe les promesses ailleurs, les joueurs de Call of se ruent dessus à chaque fois. Automatique. Instinctif. Comme changer ses skins avant un top 1.
Battlefield 6 : un démarrage impressionnant… mais suffisant ?

À côté, Battlefield 6 a frappé fort pendant sa bêta. Avec près d’un demi-million de joueurs simultanés et la deuxième meilleure bêta de l’histoire de Steam, le retour de la licence semblait prêt à redorer le blason d’Electronic Arts. Tous les voyants étaient au vert, et le buzz était bien présent.
Mais voilà, d’après les données partagées par Alinea Insight, cette hype pourrait ne pas durer jusqu’à la caisse. Même avec une bêta canon, ce n’est pas une garantie de vendre sur la durée face à une machine CoD bien huilée.
Fidélité et habitudes : la vraie arme secrète de Call of Duty
Rhys Elliott va encore plus loin en parlant d’un « achat rituel » pour désigner l’attachement des joueurs à Call of Duty. Chaque année, c’est pareil : critiques ou pas, les fans remettent la main au portefeuille, comme si sauter un épisode était hors de question. Et c’est exactement cette loyauté qui pourrait faire la différence.
Un autre chiffre intéressant ressort de l’analyse : 60 % des joueurs ayant ajouté Battlefield 6 à leur wishlist Steam ont déjà joué à Call of Duty par le passé. Autrement dit, les deux licences partagent une grosse portion de leur public. Si ces joueurs hésitent entre les deux à la sortie, ils risquent de se rabattre sur leur zone de confort. Spoiler alert : cette zone s’appelle Call of Duty.
Game Pass, le Joker de cette guerre de FPS ?
La seule vraie inconnue dans cette équation, c’est l’arrivée de Black Ops 7 sur le Game Pass. Si ce nouveau CoD est accessible dès sa sortie via l’abonnement Xbox, ça pourrait oblitérer la notion même de « vente » au sens classique. Et rendre la comparaison avec Battlefield 6 un peu plus compliquée.
Pour le moment, cette donnée laisse le champ libre à toutes les spéculations, mais il faudra attendre l’automne pour voir si la révolution passe ou si, une fois encore, Call of Duty s’installe sur le trône sans même sortir les grenades flash. GG anticipé ou retournement de situation en approche ? Affaire à suivre.


