Tu pensais avoir enfin fait le tour des Soulsborne, après avoir passé 30 heures à pleurer sur Malenia et grinder pour une épée qui brille ? Détrompe-toi. FromSoftware remet ça avec Elden Ring Nightreign, un spin-off qui mixe roguelite, build permanent et bosses qui claquent la rétine autant qu’ils brisent des manettes. Et cette fois, chaque run est une aventure unique.
Une structure roguelite pas piquée des Runes
Bienvenue dans une boucle infernale : deux journées de survie dans un monde généré aléatoirement, avant de se frotter à un Nightlord dans un désert digne d’un boss final de Zelda version dark fantasy. Le loot, les ennemis, les structures… tout change d’un run à l’autre. Et au milieu de tout ça, les Reliques, alias ton arbre de talents version FromSoftware, qui te permettent de construire ton build au fil des tentatives.
Forget les builds figés et les plans sur dix niveaux à l’avance. Ici, chaque décision compte directement parce qu’elle peut retourner une run… ou te mener droit à un ragequit contrôlé.
Quand tu te retrouves avec un effet de statut doté d’un DPS délirant sur ta dague de départ, crois-moi, tu commences à comprendre la synergie du chaos.
Chaque tentative propose une nouvelle approche, où la moindre compétence ou bonus peut changer le cours du combat, forçant à adapter son style de jeu en continu.
Des boss, des vrais, avec des phases explosives

On parle peut-être d’un spin-off plus court, mais From a toujours la main lourde sur les boss. Les Nightlords sont blindés de style : deux phases minimum, des animations à faire pâlir Shadow of the Erdtree, et suffisamment de puissance pour te faire douter de tes choix de vie.
Mais bon, si tu sais lire un pattern d’attaque (ou que t’as envie de t’améliorer), chaque affrontement reste fair-play.
Le jeu n’est pas totalement sadique. Si tu tombes et que tu joues en multi, ton équipe peut te relever, façon Mercy de mauvaise humeur, ce qui rentabilise enfin les runs en coop.
Et quand quelqu’un joue clutch, ça donne des moments d’anthologie que même ton stream n’aura pas le temps de clipper. Le coopératif devient un véritable outil de progression avec du jeu d’équipe valorisé et une tension constante jusqu’au dernier coup porté.
Effets de statut : le retour de la vengeance
Les effets de statut ne sont plus juste des gadgets contraires. Ici, chaque boss affiche ses faiblesses en début d’expédition. Tu veux abuser de l’hémorragie ? C’est maintenant ou jamais. Et quand tu joues intelligemment avec ces vulnérabilités, tu peux même te passer d’un loot légendaire. Oui, même sans piquer des armes OP, tu peux pulvériser un boss avec un peu de poison bien placé.
Reste un souci : la jauge de vie des bosses, souvent aussi longue qu’un stream de MrMV à ZLAN. Si t’as pas eu du bon loot ou si ton équipe commence à piquer du nez, le combat tourne vite à la guerre d’usure. Et dans ce cas, l’épique laisse parfois place à l’épuisement. À méditer avant de prendre la game « juste avant dodo ».
Une narration plus émotionnelle que d’habitude
Entre deux deathruns, direction le Roundtable Hold, où tu peux en apprendre plus sur les huit Nightfarers. Chaque perso a son arc narratif, tissé via des quêtes secondaires et des Réminiscences custom. C’est inattendu, mais ça marche : d’un coup, le jeu te balance des petits moments d’émotion au milieu du champ de bataille.
Shifting Earth & storytelling dynamique
Autre twist bien senti, les événements Shifting Earth viennent renouveler le terrain de jeu entre les runs, avec :
- des zones secrètes
- des challenges alternatifs
- une belle brochette de loot bonus
On n’est jamais vraiment en terrain connu, ce qui rend chaque partie suffisamment différente pour éviter la lassitude. Un véritable exploit pour un jeu à base de recommencement.
Reliques : le cœur caché du gameplay
Au début, tu n’y comprends rien — entre les effets passifs obscurs et les noms qui lorgnent du côté d’un mod Skyrim, difficile de s’y retrouver. Et puis, clic après clic, tu découvres les combinaisons qui tabassent. Certaines Reliques changent complètement ta façon de jouer : statuts ajoutés à l’arme, buffs de soin, boosts de compétences customisées.
Un multi plus costaud… mais pas sans défauts
Oublie les moments d’attente passés à galérer pour invoquer ton pote sur un pont brumeux du premier Elden Ring. Ici, la coop est fluide, intuitive, avec un vrai système de résurrection qui ajoute une bonne couche de stratégie. Le teamplay est enfin valorisé, et ça c’est vraiment un gros GG.
- Pas de crossplay entre Xbox et PlayStation
- Matchmaking cross-region capricieux
- Absence d’un mode duo regrettable
En résumé, c’est Elden Ring, mais réduisez-le, condensez-le, et foutez-y une pincée de roguelite à la Hades. Résultat : une formule punchy qui fait le taf, avec assez de skill cap et d’options tactiques pour les vieux briscard·e·s, et une fenêtre d’accessibilité plus large pour les nouveaux challengers. Ça cogne, ça brille, et surtout… ça donne envie d’y retourner encore et encore.


